Une cellule de Novice

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«Pour vous, quand vous priez, entrez dans votre chambre.» Or quelle est cette chambre, sinon le coeur lui-même, ainsi que le Psalmiste l'enseigne quand il dit: «Ce que vous dites dans votre coeur, repassez-le avec amertume sur votre couche. - Et, les portes fermées, priez votre Père en secret.» C'est peu d'entrer dans sa chambre, si on en laisse la porte ouverte aux importuns, si les choses du dehors s'y introduisent et envahissent notre intérieur. Or nous avons dit que le dehors ce sont tous les objets temporels et visibles, qui pénètrent dans nos pensées par la porte, c'est-à-dire par les sens charnels, et troublent nos prières par une multitude de vains fantômes. Il faut donc fermer la porte, c'est-à-dire résister au sens charnel, en sorte que notre prière, toute spirituelle, s'élève vers le Père du fond du coeur où l'on prie le Père en secret.
Saint Augustin, explication du sermon sur la montagne - Ch. 3

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