La crypte se définit comme une chapelle souterraine o๠l'on vénère les reliques des martyrs. Son origine chrétienne remonte aux premiers siècles de l'Église. Les Églises particulières, pour resserrer les liens avec l'Église de Rome, possédaient des reliques de ces premiers martyrs. Dans la ligne de cette tradition, la crypte, sise sous le sanctuaire, est dédiée aux Bienheureux Martyrs de Laval , morts pour la foi en 1794 aux heures douloureuses de la Révolution française. La charte, encadrée, est exposée dans une niche.
Les reliques de quatre d'entre eux, béatifiés le 19 juin 1955 par le Pape Pie XII, sont exposées dans un reliquaire placé dans le socle de l'autel et éclairé en permanence :
- Julien Morin, prêtre ( + 61 ans),
- Jacques Burin, prêtre ( + 38 ans),
- Sœur Françoise Tréhet ( + 38 ans),
- Sœur Jeanne Véron ( + 28 ans).
|
 |
|
Le plan de la crypte est celui d'une croix grecque ; l'autel est au centre et sur son pourtour sont aménagées d'amples cavités cintrées appelées enfeux. Les voûtes d'arêtes et la pénétration de leurs voiles ne brisent pas les volumes ; le dessin des chapiteaux est très similaire à celui des chapiteaux de la nef supérieure.
On remarquera, du côté gauche, un sarcophage mérovingien (VI ème -VIII ème siècle) ; du côté droit, une sculpture en bois représentant entre autres les saints ermites ainsi que deux des premiers évêques de l'Église du Maine. Deux blasons : celui ce la Congrégation des Chanoines Réguliers de Marie, Mère du Rédempteur et celui de la Confédération des Chanoines Réguliers de St-Augustin sont posés en clef de voûte.
Enfin, au sud de cette crypte, un portail en fer forgé donne accès à un espace de silence et d'adoration. Sous une voûte croisée en pierre, deux petits autels, avec chacun leur retable haut et bas-relief en bronze - le premier en l'honneur de saint Joseph, le second en hommage de gratitude envers les bienfaiteurs - invitent au recueillement.
|
|